Passoires énergétiques : des millions de logements en France très énergivores et polluants 

passoires energetiques
Sommaire

Le secteur du logement constitue une part non négligeable des énergies consommées en France. Pour cette raison, des mesures sont prises continuellement afin d’encourager les propriétaires de biens immobiliers peu performants de ce point de vue à effectuer des travaux de rénovation afin de diminuer leur consommation et leur taux d’émission de gaz polluants. 

Pourtant, le nombre de résidences principales qualifiées de passoires énergétiques est toujours très élevé, et s’élève à plusieurs millions aujourd’hui. Les raisons de cet échec sont, pour le moins, assez difficiles à expliquer. 

Qu’est-ce qu’une passoire énergétique ? 

 

Les performances énergétiques d’un bien immobilier sont déterminées au moyen de ce que l’on appelle le diagnostic de performance énergétique, abrégé DPE. Le DPE permet d’évaluer la consommation énergétique d’un logement, mais aussi d’en déterminer le taux d’émission de gaz à effet de serre. Le diagnostic est évalué selon un barème allant de A à G, de sorte que la première note détermine les logements les plus performants, et la dernière les plus polluants et énergivores. 

Sont qualifiés de passoires énergétiques les biens immobiliers disposant d’un DPE étiqueté F ou G. 

passoires energetiques

Plus de passoires énergétiques qu’en 2018 

 

Les résidences principales que l’on peut qualifier de passoires énergétiques s’élevaient au nombre de 4,8 millions en 2018. Aujourd’hui, leur nombre a grimpé à 5,2 millions, soit 400 000 de plus en 4 ans. Cela en dépit des mesures continuellement prises par le gouvernement pour obtenir l’effet inverse, parmi lesquelles les aides financières à la rénovation, le gel des loyers, et bien d’autres encore.

En savoir plus :  Assurance habitation : quelles garanties choisir ?

Seulement 5% de logements peu énergivores 

 

Les logements qualifiés de peu énergivores sont ceux qui bénéficient de la catégorie A ou B au diagnostic DPE. Seul 5% du parc immobilier est aujourd’hui dans ce cas de figure en France.  Un chiffre bien maigre, que l’on tente depuis maintenant plusieurs années d’augmenter, en vain. 

 

Les petits logements concernés en majorité 

 

Dans les catégories des biens immobiliers, ce sont les moins de 30 mètres carrés de superficie qui constituent les cancres de la classe. En effet, 34% des logements d’une superficie de 30 mètres carrés. ou moins disposent de l’étiquette F ou G, contre seulement 13% des logements de plus de 100 mètres carrés. Ce sont aussi les habitations individuelles qui constituent la majorité des passoires thermiques, les logements collectifs étant moins nombreux, paradoxalement.

 

De nouvelles mesures feront leur apparition 

 

En plus du gel des loyers concernant les propriétaires de passoires thermiques qui vient d’entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire de France métropolitaine, de nouvelles mesures seront bientôt prises par le gouvernement. Face à cet échec cuisant, il devient impératif de se montrer plus exigeant que jamais. L’interdiction de vente des chaudières au fioul et au charbon, qui sont réputées pour leur aspect polluant, est sur le point d’être mise en place. 

Des sanctions à l’encontre des passoires thermiques ainsi que l’amplification des aides financières pour les travaux énergétiques sont également des mesures qui pourraient être prises dans les temps qui viennent.