À l’horizon 2025, l’idée de voir chaque Français glisser, ne serait-ce qu’une pièce symbolique, dans la grande tirelire de la solidarité nationale commence à s’imposer et promet d’agiter la fiscalité. On pourrait comparer la situation à un train dont la charge, au lieu de peser sur quelques wagons seulement, se répartit sur l’ensemble du convoi. Ce débat éveille la conviction suivante : dès lors que chacun participe, même modestement, le modèle social en sort renforcé. Derrière la proposition d’un impôt universel qui ne cherche pas tant à alourdir la facture qu’à mieux la répartir, une question se profile : à quoi pourrait ressembler une vraie solidarité impliquant l’ensemble des citoyens ?
Impôts 2025 : faut-il s’attendre à un impôt sur le revenu pour tous ? L’équation à laquelle personne n’échappera vraiment
Le simple mot « impôts » a le chic pour faire grimacer. Mais imaginez un futur proche où, demain, chaque Français, même à une échelle minime, participerait au financement du pays. Trop audacieux ? Peut-être pas tant que ça. La proposition circule : rendre l’impôt sur le revenu vraiment universel. Et si, en 2025, la donne changeait, invitant tout citoyen à soutenir la solidarité nationale ? Le débat sort doucement du cadre habituel, pour s’installer dans la réalité de demain.
Quand la contribution devient la règle : pourquoi l’idée d’un impôt universel fait débat ?
Les actifs paient pour tous : c’est le problème mis sur la table
D’année en année, près de la moitié des Français ne paient pas d’impôt sur le revenu. Certains n’y voient rien d’anormal. Mais Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, y perçoit un essoufflement du modèle actuel. Sa conviction : “Tout le monde doit contribuer, même symboliquement”.
Un vrai fossé se dessine derrière cette position : aujourd’hui, ce sont surtout les salariés et les entreprises qui assument la plus grosse part du financement de la protection sociale. Résultat : le pouvoir d’achat stagne, la compétitivité n’avance plus, et beaucoup ont l’impression de pousser un train qui finit par s’essouffler…
Le poids du « côté actif »
Pour ceux qui travaillent, difficile de passer à côté : salaires amputés, prélèvements qui s’additionnent… Pourquoi ne pas élargir la base, quitte à solliciter tout le monde – même pour un effort discret ?
À retenir : Même une faible contribution participe à la solidarité. Refuser d’y échapper aide aussi à préserver l’équilibre général.
Contribuer pour mieux répartir : ce que cette nouvelle fiscalité changerait concrètement
Un impôt sur le revenu étendu, sans pour autant ajouter un fardeau
Inutile d’y voir une mesure destinée à faire peur : l’impôt universel vise surtout à mieux répartir l’effort collectif. L’idée n’est pas d’augmenter la note, mais de semer les grains de l’effort sur davantage d’épaules. Même ceux qui échappent actuellement à l’impôt sur le revenu pourraient être invités à verser une petite somme, calculée selon leurs moyens.
Frais de santé : la solidarité version 2025
Le principe dépasserait l’impôt sur le revenu. Concrètement, le mouvement pourrait s’étendre aux dépenses de santé — actuellement financées en grande partie via les prélèvements ciblés sur les actifs. Chaque citoyen, sans distinction de statut, participerait alors, même par une contribution symbolique, à la facture collective.
Nouvelles pistes, même ambition : sortir du « tout impôt sur le travail »
Qui doit vraiment porter la solidarité ? Le débat risque de s’enflammer
L’ambition d’un futur impôt universel ne s’arrête pas à la fiscalité. Elle vient rappeler la valeur de notre modèle social et le prix réel de sa préservation. Il ne s’agit pas de rouvrir la fracture de l’accès aux soins ou de s’attaquer de front au pouvoir d’achat — mais plutôt d’appeler à une plus grande clarté et à une responsabilité assumée par l’ensemble de la société.
Des alternatives sur la table
- Impliquer retraites, rentes ou héritages dans le financement ;
- Alléger la pression qui pèse actuellement sur les actifs, sans diviser le pays ;
- Rendre la contribution visible et compréhensible pour tous, sans exception.
La conférence sociale attendue dans les prochains mois pourrait donner un coup d’accélérateur à ces pistes. Reste que chacun défend ses intérêts : le patronat, les syndicats… L’équilibre entre le renforcement de la solidarité et la diversification des ressources fiscales alimente les échanges.
Rappel utile : Penser l’impôt, ce n’est pas juste remplir les caisses publiques : c’est choisir, collectivement, à quoi ressemblera la solidarité demain.
Le pas à franchir : demain, tous concernés ?
Les pistes de réforme ne cessent de s’élargir. L’universalisation de l’impôt sur le revenu pourrait bien installer l’idée que la solidarité nationale ne repose plus sur quelques épaules, mais sur chaque citoyen : à travers une contribution, parfois symbolique, ressentie par tous.
La question du seuil reste ouverte. Comment rétablir un équilibre, sans provoquer de tensions et sans distancer les citoyens des décisions publiques ?



