Exemple de PLV : du stop-rayon au présentoir, le bon support au bon endroit

Exemple de PLV : stop-rayon vers présentoir en magasin
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Un présentoir de baumes à lèvres près de la caisse, un stop-rayon devant un nouveau café, un totem annonçant une collection : chaque exemple de PLV répond à une situation précise. Le bon support n’est pas forcément le plus spectaculaire. C’est celui qui rend un produit visible, explique son intérêt et facilite sa prise en main au bon moment.

La PLV, ou publicité sur le lieu de vente, rassemble les supports promotionnels installés dans un commerce pour attirer l’attention sur une marque, une offre ou un produit. Voici des mises en situation pour choisir un format adapté, puis le concevoir sans encombrer le magasin.

À l’entrée : donner une raison de s’arrêter

À l’entrée ou en vitrine, le visiteur n’est pas encore en train de comparer des références. La PLV doit d’abord lui faire comprendre ce qu’il peut trouver dans le magasin. Un message court et un produit identifiable sont généralement plus utiles qu’un catalogue d’arguments.

Exemple de PLV avec totem et mise en scène de luminaires à l'entrée d'un magasin
Exemple de PLV avec totem et mise en scène de luminaires à l’entrée d’un magasin

Le totem pour annoncer une nouveauté

Imaginons une boutique de décoration qui lance une collection de luminaires. Un totem vertical présente une lampe allumée, le nom de la collection et une indication vers l’espace d’exposition. Sa fonction est de créer un repère visible, pas de détailler toutes les dimensions ou finitions disponibles. Ces informations seront plus pertinentes près des produits.

Le totem peut être réalisé en carton pour une opération temporaire ou dans une structure réutilisable avec un visuel remplaçable. Un kakemono, constitué d’une toile ou d’un textile imprimé, convient également lorsque le commerçant souhaite déplacer facilement son message.

La mise en scène pour rendre l’offre concrète

Dans une jardinerie, une petite scène associant pots, terreau et plantes peut illustrer une offre « balcon fleuri ». Un panneau explique la proposition, tandis que les articles restent accessibles à proximité. Cette théâtralisation donne à voir un usage plutôt qu’une simple accumulation de références. Elle doit toutefois laisser les circulations dégagées et ne pas masquer l’entrée.

Dans le rayon : aider le client à repérer et à choisir

En rayon, la difficulté change : le produit est présent, mais il se fond parmi ses voisins. Les supports les plus utiles attirent l’œil à proximité immédiate de l’article, puis apportent une information qui aide réellement à décider.

Exemple de PLV en rayon avec stop-rayon et présentoir de sol pour une offre de café
Exemple de PLV en rayon avec stop-rayon et présentoir de sol pour une offre de café

Le stop-rayon pour faire émerger une référence

Dans une épicerie, un stop-rayon fixé perpendiculairement à la tablette peut signaler un nouveau café. Son visuel reprend les couleurs du paquet, avec un message tel que « Notes chocolatées — mouture filtre ». Le client repère ainsi la référence et comprend son profil sans devoir examiner chaque emballage. Une promesse gustative précise est ici plus informative qu’un simple « À découvrir ».

Le présentoir de sol pour regrouper une offre

Pour une rentrée scolaire, un présentoir de sol peut réunir carnets, stylos et surligneurs dans des compartiments distincts. Un fronton annonce l’opération, tandis que les prix restent associés aux bons articles. Ce format crée un espace dédié et facilite l’achat de produits complémentaires. Il demande en contrepartie une surface disponible, une stabilité adaptée et un réassort régulier.

Avant de choisir sa forme, observez l’axe de déplacement des clients : un support très lisible de face peut devenir presque invisible lorsqu’on arrive de côté. Parcourez l’allée dans les deux sens et vérifiez le moment où le message apparaît, puis celui où le produit devient accessible. Ce décalage entre voir et pouvoir saisir explique parfois pourquoi un beau présentoir attire des regards sans susciter de prise en main.

L’écran pour montrer un geste difficile à expliquer

Dans un rayon bricolage, un écran peut diffuser une démonstration courte d’un outil : positionnement, utilisation, résultat. La PLV digitale prend alors son sens parce que le mouvement apporte une information utile. Prévoyez une compréhension sans son, une boucle lisible et un produit exposé à proximité. Sans lien immédiat avec l’article disponible, l’écran risque de rester un simple décor.

Au comptoir : faciliter l’essai ou l’achat complémentaire

Le comptoir permet un échange avec le personnel et, selon le commerce, un temps d’attente. La PLV peut y soutenir une recommandation ou présenter un petit produit complémentaire. Elle ne doit pas empiéter sur l’espace nécessaire au paiement, à l’accueil ou à la confidentialité des échanges.

Exemple de PLV de comptoir avec présentoir de testeurs dans une boutique de cosmétiques
Exemple de PLV de comptoir avec présentoir de testeurs dans une boutique de cosmétiques

Le présentoir de comptoir pour une offre facile à comprendre

Dans une pharmacie, un présentoir de baumes à lèvres peut regrouper quelques références avec leur prix et une indication d’usage claire. Dans une librairie, le même principe fonctionne pour des marque-pages placés près de la caisse. Le produit doit être simple à identifier et à saisir ; une multiplication des références rendrait le choix moins immédiat.

Le support de test pour lever une hésitation

Dans une boutique de cosmétiques, un socle présentant des testeurs et des touches d’essai permet d’explorer une gamme. La PLV organise alors l’expérience : elle distingue les produits à essayer des produits à vendre et fournit les consignes nécessaires. L’entretien, l’hygiène et le remplacement des consommables font partie du dispositif, au même titre que son graphisme.

Un présentoir vide, sale ou mal rangé affaiblit la présentation de l’offre. Mieux vaut un dispositif compact, suivi par l’équipe, qu’un mobilier ambitieux que personne n’a le temps d’entretenir.

Choisir le support selon la durée, les contraintes et le budget

Il n’existe pas de format universellement plus efficace. Pour départager plusieurs exemples de PLV, partez de l’objectif, de l’emplacement disponible et du travail demandé au magasin. Le matériau vient ensuite : carton, métal, plastique, plexi ou textile ne répondent pas aux mêmes contraintes.

Support Usage pertinent Point de vigilance
Affiche Annoncer une offre sur une surface existante Lisibilité à distance et proximité des produits
Stop-rayon Distinguer une référence dans le linéaire Fixation compatible et absence de gêne
Présentoir de comptoir Présenter de petits articles accessibles Encombrement et fréquence de réassort
Présentoir de sol Regrouper une gamme ou une opération Charge supportée, stabilité et circulation
Totem ou kakemono Signaler une offre à distance Orientation et visibilité réelle
Écran Démontrer un usage Alimentation, maintenance et actualisation

Pour comparer les devis, examinez le coût total de mise en place : conception, prototype, impression, livraison, montage, entretien et retrait. Un modèle standard peut suffire ; une découpe personnalisée se justifie si elle améliore l’identification ou la présentation du produit. Pour limiter les remplacements, envisagez une structure durable à visuels interchangeables et vérifiez les possibilités locales de tri des matériaux.

Passer de l’inspiration à une PLV testée en magasin

Avant la fabrication, rédigez un brief qui décrit ce que le client doit remarquer, comprendre et faire. « Prendre le produit en main » constitue un objectif plus exploitable que « créer une PLV impactante ». Précisez également les dimensions autorisées, le poids des articles et les conditions d’installation.

  • Hiérarchisez le message : un bénéfice principal, un visuel identifiable et les informations commerciales nécessaires.
  • Testez une maquette en situation : distance de lecture, éclairage, accès au produit et stabilité.
  • Vérifiez l’offre : prix, durée, conditions promotionnelles et mentions applicables doivent rester lisibles.
  • Préparez l’exploitation : montage, réassort, nettoyage et retrait doivent être attribués à une personne.

Après installation, suivez les ventes du produit, mais aussi les ruptures et les prises en main si elles sont observables. Comparez des périodes ou des magasins aussi similaires que possible, en tenant compte du prix, de la fréquentation et des autres promotions. Une hausse des ventes ne peut pas être attribuée automatiquement à la PLV.

Le meilleur exemple à reprendre est donc celui dont vous pouvez reproduire la logique : un emplacement pertinent, un message compréhensible et un produit disponible. Le décor attire ; la cohérence du dispositif facilite le passage à l’achat.